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Dictionnaire des Songes

LES TEMPLIERS

DOSSIERS
 

LES TEMPLIERS

-1-Situation avant 1305
-2-Les rumeurs
-3-Le procès
-4-La fin des templiers

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Au matin de ce jour, dans toute la France, les Templiers sont arrêtés, notamment Jacques de Molay, Grand Maître de l'Ordre depuis 1298, et qui était venu en France pour conférer avec Clément V de la situation du Temple. Nulle part, les Templiers surpris, ne purent résister. Cent quarante chevaliers sont emprisonnés à Paris. Ils sont accusés d'hérésie, de magie noire, d'autres crimes encore.

Les interrogatoires sont dirigés par les inquisiteurs assistés de commissaires royaux. Contre les accusés on procède avec une rigueur impitoyable. Pour obtenir les aveux indispensables on multiplie les plus affreuses tortures... Et quantité d'entre eux avouent ; de grands dignitaires reconnaissent avoir renié le Christ ; Jacques de Molay avoue avoir craché sur le crucifix ; en Languedoc, trois commandeurs, à la torture, avouent avoir assisté à un chapitre de l'Ordre tenu à Montpellier, la nuit suivant l'usage, une « tête » avait été exposée et le diable était venu sous la figure d'un chat, qui parlait avec bienveillance aux assistants et qu'on avait adoré , ensuite, plusieurs démons avaient paru sous forme de femmes, et chaque frère avait eu la sienne mais les rapports n'avaient pas été normaux...

Ces aveux, nombre de Templiers les rétractèrent par la suite.

Cependant, les biens des Templiers avaient partout été saisis. Philippe le Bel négociait avec Clément V, et pour avoir l'appui de la nation, il convoqua les Etats Généraux qui, assemblés à Tours en 1308, prirent connaissance des accusations, des aveux, et déclarèrent les chevaliers dignes de mort. Clément V, au Concile de Vienne, prononça la dissolution de l'Ordre dans toute la chrétienté.

En France, partout, les procès avaient traîné en longueur dans des alternatives d'aveux et de rétractations. Le jugement définitif est ordonné enfin. Cinq cent soixante-six chevaliers sont jugés, divisés en quatre catégories selon qu'ils sont estimés plus ou moins coupables. Ceux de la quatrième catégorie, « relaps » sont livrés au bras séculier, c'est-à-dire au bûcher.

L'on ne sait au juste le nombre des exécutions qui eurent lieu en province. A Paris, la première exécution eut lieu au mois de mai 1311. Un bûcher fut dressé hors les murs, près de SaintAntoine (dans les environs de ce qui est à présent Vincennes). Le condamné fut lié au poteau fatal, qu'entourait un bûcher de paille, de fagots et de bûches. Le bourreau mit le feu... On avait voulu faire un exemple pour réduire les autres chevaliers qui avaient rétracté leurs aveux. Ils maintinrent leurs rétractations, et quelques jours après, au nombre de cinquante-quatre, ils furent conduits sur le même emplacement et liés chacun à un poteau. Ils furent brûlés à "petit feu", c'est-à-dire que le feu leur brûlant d'abord les pieds et les jambes, pour que la mort soit plus lente à survenir et plus atroce. Au milieu des souffrances, ils ne cessaient de prendre le ciel à témoin qu'ils étaient innocents...

Quinze autres exécutions suivirent.

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