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Dictionnaire des Songes

.LES TEMPLIERS

DOSSIERS
 

LES TEMPLIERS

-1-Situation avant 1305
-2-Les rumeurs
-3-Le procès
-4-La fin des templiers

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Ces richesses, ce pouvoir presque illimité, l'orgueil des chevaliers, l'inconduite scandaleuse de certains frères lais avaient suscité l'envie et la malveillance. Les Templiers étaient redoutés et détestés. On les accusait de pactiser en Orient avec les Sarrasins.
Des légendes sinistres couraient sur les criminels mystères qui avaient lieu dans le secret de leurs Maisons, où nul autre qu'eux n'entrait jamais.
On les accusait - eux qui ouvertement, s'engageaient à combattre jusqu'à la mort pour le tombeau du Christ - de se livrer à des cérémonies cultuelles bizarres, maléfiques, démoniaques, au cours desquelles ils reniaient Dieu et pratiquaient la magie noire en même temps qu'ils se livraient entre eux à des débauches contre nature et à des impuretés abominables. Hérétiques plus détestables que les Cathares manichéens si impitoyablement châtiés le siècle précédent, ils avaient une doctrine secrète. des pratiques secrètes qu'ils ne pouvaient, sous peine de mort, divulguer aux profanes. Des chevaliers, ayant menacé l'Ordre de révélations publiques, avaient, prétendait-on, disparus mystérieusement.

Quelles révélations ? Des renseignements, qui révoltaient le peuple en ces temps d'universelle foi, étaient chuchotés sur les rites étranges et sacrilèges qui s'accomplissaient dans les Commanderies si rigoureusement fermées aux profanes.
« On disait, écrit jules Garinet dans son Histoire de la Magie, qu'à la réception dans l'Ordre on conduisait le récipiendaire dans une chambre obscure où il reniait Jésus-Christ en crachant trois fois sur le crucifix ; que celui qui était reçu baisait celui qui le recevait à la bouche, ensuite in fine spinae dorsi et in virga virili ; que les Templiers dans leurs chapitres généraux adoraient une tête de bois doré, qui avait une longue barbe, des moustaches touffues et pendantes ; à la place des yeux brillaient deux grosses escarboucles étincelantes cornme du feu... »
Cette idole s'appelait le « Baphomet ».

Henri Martin, à ce sujet, dit :
« Chaque chapitre en possédait une image : c'était une tête humaine à longue barbe blanche, ayant en la place des yeux escarboucles reluisantes comme la clarté du ciel, avec un crâne humain et une peau humaine ; certaines de ces idoles les étaient à trois faces et montées sur quatre pieds ; on en avait saisi une au Temple de Paris.»
A ces accusations, d'autres s'ajoutaient : les moines-guerriers évoquaient les démons, ils se livraient aux plus sinistres pratiques de la sorcellerie, ils avaient fait pacte avec le diable pour augmenter leurs richesses et pour satisfaire les ambitions illimitées que le public leur prêtait ... enfin ils s'adonnaient aux plus infâmes débauches : leur serment secret contraignait les Chevaliers à la sodomie.

Ces accusations se précisèrent en dénonciations formelles faites, notamment, par deux Templiers apostats. Philippe le Bel, conseillé par le fanatique Guillaume de Nogaret, put enfin agir. Il en attendait le moment depuis 1305, date où Bertrand de Goth, sous le nom de Clément V était devenu pape. C'est le 14 septembre 1307, que tous les sénéchaux et baillis du royaume reçurent l'avis de se tenir prêts et en armes pour le 12 octobre On leur fit tenir en même temps des lettres closes qu'ils ne devaient, sous peine de mort, ouvrir que dans la nuit du 12 au 13 octobre.

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Le Baphomet