Saintsdesprits.net
Accueil
Horoscope Général
Zodiaque
Dictionnaire des Songes

LES FANTOMES

brrrr.gif (2621 octets)

 

DOSSIERS
 

LES FANTÔMES

-1-Généralités et antiquité
-2-Moyen-âge et Ecosse
-3-France sous Louis XIV
-4-Casanova

Retour

Le mot fantôme est d’ordre général : il désigne toute apparence d’être vivant se montrant surnaturellement, soit d’une manière habituelle, soit d’une manière exceptionnelle. Le fantôme est presque toujours maléfique. Il annonce le désastre, la catastrophe, la mort...

Il faut toutefois distinguer deux grandes catégories de fantômes : les revenants et les spectres.

-Le revenant est plus spécialement le simulacre d’une personne défunte qui se manifeste soit silencieusement, soit pour prophétiser, avertir, maudire. Cardan et d’autres affirment que les revenants peuvent être palpables et qu’on ressent en les touchant, un froid mortel.

-Les spectres, par contre, sont des substances impondérables, des apparences visibles mais impalpables qui se montrent pour punir, terrifier, faire le mal par vengeance ou bien par simple volonté mauvaise.

Ajoutons à ces brèves indications, puisées aux meilleures sources de l’érudition fantastique, que les revenants, pour se manifester, affectionnent l’entour des cimetières, des ruines, des amphithéâtres, des lieux d’exécutions et des abattoirs. On croyait autrefois que leur action maléfique pouvait être conjurée par qui tenait dans sa main de l’ortie avec de la mille-feuille. Egalement en se voilant le visage, on déroute souvent la menace de l’ennemi surnaturel.

Quelques mots à présent des fantômes d’autrefois : l’ancien temps est rempli de fantômes bizarres sur lesquels les renseignements nous manquent un peu.

Il y a l’antique Lilith que les livres canoniques mentionnent et dont nous ne savons avec exactitude si, dans cette tradition, c’est une espèce de chérubin, un enfant avec des ailes, ou bien un lémure chevelu ayant apparence de femme et ne se montrant que dans les horreurs de la nuit ; il y a les lamies, spectres serpentiformes à visage charmant, et les stryges, monstres en forme d’oiseaux et à tête de femmes, vampires ailés qui, la nuit, allaient têter le sein des petites filles.

Il y a aussi Schabta qui tuait les enfants quand ils n’avaient pas les mains bien lavées; L’ombre de Samuel apparut à Saül, à Endor, pour lui annoncer sa mort prochaine, et Pline le Jeune mentionne nombre d’histoires de revenants, notamment celle du vieillard assassiné qui réclamait un sépulcre. La plupart des spectres, d’ailleurs, reviennent animés d’idées de vengeance, ou bien ce sont des âmes en peine qui quêtent quelque soulagement ; souvent aussi, ils annoncent les mauvais destins, tel fut le fantôme qui avertit Brutus que la bataille de Philippes lui serait fatale ; telle fut aussi, de tout temps, en Allemagne, la signification des visites que les Dames Blanches faisaient à des princes de la maison royale. On affirme notamment que, deux jours avant le combat de Salfeld, le prince Louis de Prusse, qui y fut tué d’un coup de sabre par un hussard français, vit la Dame Blanche et sur ainsi qu’il allait mourir. Quand elles apparaissent à de pauvres gens, les Dames leur donnent toujours quelque objet, fleur, ruban ou écheveau de lin, qui, ensuite, se changent en or.